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  • Janie

Se surprendre du changement qui s’est opéré en soi

J’ai trop longtemps été en opposition avec ce temps de festivités qui rime avec surabondance, gaspillage, consommation…


Attentes de cadeaux à combler, bisous mécaniques et automatiques sur les trop nombreuses joues, discussions superficielles si ce n’est pas carrément sur la pluie et le beau temps…

Mais cette année, le temps des fêtes et de rencontres familiales a été un des plus beaux,

Si ce n’est pas le plus beau... de ma vie d’adulte!


Moi qui avais souvent gouté à la force d’un groupe d’êtres humains réunis en conscience, j’étais révoltée intérieurement de voir tout ce gaspillage de ressources et de temps alors qu’il y a urgence de le changer ce monde!


À quoi tout cela rimait-il?


J’aurais aimé éviter ces fêtes.


Je n’assumais pourtant pas cette envie de ne pas participer.


Je restais la « victime »

Celle qui ne peut pas faire ce qu’elle veut parce que cela va causer trop de problématiques familiales, mes enfants déçus de ne pas participer aux fêtes familiales et mes parents révoltés d’être privés de leurs petits-enfants.

À fond dans le contrôle...


Je n’envisageais même pas la possibilité de leur laisser les enfants et d’en profiter pour me ressourcer à ma manière, de mon côté…


Que s'est-il passé?


Je dirais que les choses se sont progressivement adoucies à mesure que je faisais grandir la paix et l’harmonie en moi, mes jugements envers les autres et les circonstances diminuant de plus en plus.


J’ai aussi assumé de plus en plus mon choix d’y participer ou certaines fois de m’absenter.


De plus en plus, je sortais du rôle de victime dans ma vie.


Cette année marque quand même un point tournant dans mon expérience.


Dans chaque party où nous sommes allés, à chaque activité familiale et amicale à laquelle j’ai participé, j’ai vécu des moments profonds et nourrissants.


La dualité qui m’habitait probablement encore l’an passé, n’existe plus.


Je constate que l’animosité face au gaspillage, aux habitudes et au superficiel des situations ou des gens m’a quitté.


Quel bonheur!!!



Être simplement moi, authentique, libérée de la lourdeur des jugements et de la difficulté de faire face à l’inconscience humaine.


C’est merveilleux de prendre ce temps de recul pour apprécier la différence, apprécier le chemin parcouru.


J’ai chaque fois un peu l’impression

que ça s’est fait « tout seul ».


Je n’ai pas tenté d’arrêter de juger l’inconscience humaine et les membres de ma famille.

Je n’ai pas fait quelque chose de particulier et des milliers d’efforts pour que ça se produise.

Je ne l’ai même pas souhaité, demandé ou espéré.


J’ai simplement suivi mon chemin de lumière,


une seconde à la fois,

une journée à la fois.


J’ai fait mes petits efforts quotidiens de présence à moi-même, j’ai élevé ma fréquence, je suis revenue à ma respiration, je me suis souvenue que je suis la lumière, j’ai observé mon corps et ses comportements

et je les ai accueillis….


J’ai aussi vécu une expérience très poignante durant mon séjour en Espagne et ma rencontre Alao Saya.


Alao Saya, c’est un cours d’un an, pour s’entraîner à reconnaître notre véritable lumineuse. C’est un guide pratique d’incarnation sur la Planète Terre.


J’étais donc en novembre dernier au rassemblement international des gens suivant ou ayant suivi ce cours.


Je crois que l’expérience que j’y ai vécue a eu quelque chose à jouer sur ce changement que j’observe chez moi.


Je vous la partage ici :


Reine-Claire, l’animatrice, nous ramène à l’ultime simplicité de la présence à soi-même pour Tout, pour arriver à tout ce à quoi nous aspirons.

Nous avons tant de difficulté à intégrer cette réalité dans notre quotidien.


C’est si facile de se prendre la tête ou de se dire que nous ne sommes pas capables


Pas capables d’être ce que nous voulons être ou d’accéder à ce que nous voulons vraiment vivre.


Reine-Claire demande : « Quelle est la façon la plus directe pour revenir à la présence ? »


Réponse commune: « Observer notre respiration ».


2e question : « Quand vous observez votre respiration qu’observez-vous ? »


Plusieurs réponses abstraites, dont la mienne!


Et… quelques réponses concrètes :

« Je remarque le soulèvement de ma cage thoracique »


« Je sens mes poumons qui se gonflent »


« J’observe l’air qui entre par mes narines » etc…


Reine-Claire :

« D’accord, mais saurez-vous le faire en parlant ? en écoutant? »


« Alors maintenant, deux par deux, vous allez observer l’air pénétrer dans votre corps, les mouvements de votre cage thoracique et tout autre manifestation concrète et physique de votre respiration.

Et vous allez continuer de le faire tout en écoutant votre partenaire vous parler.

Ensuite, vous échangez de rôle et vous allez observer votre respiration physiologique tout en parlant, et on s’en reparle. »


J’ai conscience de vous partager ici le genre d’exercice que lorsque je lis dans un livre, je n’ai pas la motivation de mettre en pratique par moi-même.


Mais j’ai la curiosité, j’espère en lire la résultante!


Alors, j’espère que ce que je vais vous partager vous donnera envie de l’essayer par vous-même.

Et pas besoin de vous trouver un partenaire averti!


Le fait de respirer passe généralement assez incognito!

😂😂😂


Voici ce que j’ai vécu :

J’ai parlé de ce que j’avais mangé au déjeuner.

Ça n’avait aucune importance en tant que tel, mais cela en avait, parce que je parlais, parce que je prenais la parole.

Tout à coup,


Dans cette conscience de mon existence, de ma présence, parce que j’observais ma respiration tout en parlant,


j’avais conscience de l’acte sacré qu’est parler.



Même si le sujet ou même les mots que j’utilisent n’ont pas d’importance, j’émet un son.

J’émet une vibration.

J’émet ma lumière dans le monde.

Alors si je m’accroche dans ce que je dis, si je fais une erreur, si je me perds dans un détour sans importance…


Et bien, ce n’est pas grave, si je suis là quand je parle, parce que j’émets.


J’ai écouté l’autre en observant ma respiration.

Je n’avais pas envie d’intervenir, d’interrompre, d’encourager l’autre dans son discours.


J’étais là.

Pour écouter.


Le contenu de son discours était également banal, mais j’étais intéressée par ce qu’elle disait parce que je pouvais la sentir elle, comme personne, comme Être.

Je recevais son énergie, sa couleur.

J’échangeais avec une autre partie de moi, une partie expérimentant le monde par un autre corps ayant un background complètement différent du mien.

C’était riche!


L’expérience m’a complètement épatée.


Que pouvait-on trouver de plus simple ?


Cela m’a profondément touché.

Cette proximité, ce sentiment d’unité avec l’autre, cet accueil inconditionnel de moi et de l’autre, ce sacré.

C’est tellement simple que je peux le faire tous les jours.

J’écoute maintenant les autres en observant ma respiration et je suis toujours dans l’empathie.


BIIIIPPPPPPPPP!

La sonnerie du détecteur de mensonge qui retentit.


gif

C’est tellement simple que j’oublie complètement de le faire dans mon quotidien!!!


Je suis tellement bien programmée à respirer sans m’observer, à répondre du tac au tac, à parler à l’autre avant même qu’il soit arrivé dans la pièce où je me trouve, à interrompre l’autre parce que je pense connaître la fin de la phrase ou de l’histoire…


Ça fait 7 semaines que j’ai vécu cette expérience et je n’ai pensé à la reproduire que 3 ou 4 fois…

Même pas une fois par semaine! 😕


Cependant, je me rends compte, en terminant ces trois jours en chalet avec ma famille élargie (25 personnes environ), que j’ai beaucoup plus valorisé le message de mes différents interlocuteurs.


Même s’il était question de la température, des mots croisés de l’oncle, ou des disputes de ma sœur avec ma mère, j’étais là pour l’autre quand il me parlait.


Le fait qu’il me parle avait une valeur que je ne voyais pas avant.


En vous écrivant ces mots, je réalise aussi que cette attitude nouvelle a mis beaucoup de douceur en moi.


Cela fait du sens, si nous sommes tous un.


L’accueil que j’offre ainsi à l’autre, je me l’offre à moi-même.


Et toi, que peux-tu observer qui a changé « tout seul » dans ta vie ?


Qu’est-ce qui s’est peu à peu installer en toi ?


Qu’est-ce qui est devenu plus facile ?


C'est le temps d'apprécier le fruit de tous tes petits efforts pour te hisser hors de l'inertie, des pensées négatives, des mauvaises habitudes, etc..


Peut-être est-ce quelque chose qui est devenu très ÉVIDENT, beaucoup trop gros, très ÉVIDENT QUE TU NE VEUX PLUS!

Ça, c’est aussi signe d’une transformation.

C’est la première étape.

C’est l’énergie qui permet de faire un pas en avant dans la construction de la vie qu’on choisit vraiment.

Ça m’est aussi arrivé récemment, quelques semaines à peine avant la fin d’année.

J’en ai pleuré un coup, une grosse désillusion.

J’ai eu l’impression d’avoir préféré conduire pendant des années une auto dont le parebrise était bien givré.


Vous savez, le genre de parebrise qu’on a au Québec une fois par semaine en hiver ?

Celui qui te fait rêver d’avoir un démarreur à distance pour que ça fonde tout seul.


Bon, ben moi, j’ai réalisé que ça faisait 6 ans que j’avançais avec un parebrise comme ça! Dans un certain aspect de ma vie, je ne voyais pratiquement pas où je m'en allais.


Le mur n'était plus très loin!


C’est vous dire la colère qui m’a habitée pendant plusieurs jours…


Je garde cette histoire pour une autre fois, mais je voulais être sûr que vous n’alliez pas idéaliser la vie de l’auteur signant la précédente l’histoire…


Bonne année 2020!

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Avec amour!

Janie

© 2020 Janie Vachon-Robillard